Le Blog de l'ASEB

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

LE VALTOM ACCOMPAGNE LES RESTAURANTS DANS LA LUTTE CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

C'est ICI

Près de 14 % du gaspillage alimentaire est produit par la restauration commerciale, ce qui représente environ 212g/personne/repas (dont plus de la moitié parfaitement consommables). En comptant les déchets de cuisine, 400 000 tonnes de déchets alimentaires sont ainsi produits chaque année par ce secteur.

Après l’accompagnement de la restauration collective (établissements scolaires, EHPAD, hôpitaux…), le VALTOM et ses collectivités adhérentes, en partenariat avec l’ADEME, poursuivent leur programme global de lutte contre le gaspillage alimentaire en s’adressant cet automne aux restaurateurs du territoire.

Un accompagnement gratuit et complet

18 restaurants pourront bénéficier de ce dispositif. D’une durée d’un an, l’accompagnement personnalisé a pour objectif de réaliser un diagnostic, de hiérarchiser les actions retenues avec le restaurateur et d’assurer leur mise en œuvre pérenne.

Assuré par l’association Récup & Gamelles*, l’accompagnement comprend :

– un diagnostic technique (1 à 2 heures) sur les techniques culinaires, les approvisionnements, la gestion des déchets …

– des propositions et recommandations d’actions

– un suivi régulier pendant un an avec un appui pour la mise en place des actions (1 à 2 heures par mois)

– la valorisation de cet engagement dans les communications du VALTOM et de ses partenaires

De nombreux avantages pour les restaurants engagés

Au-delà de l’objectif de réduction globale des déchets engendrés et des coûts inhérents à leur collecte et traitement, les impacts bénéfiques pour les restaurants engagés sont multiples : bénéfice économique (le gaspillage alimentaire représente environ 10% du prix d’achat des matières premières), bénéfice d’image en valorisant la démarche responsable et exemplaire des restaurants engagés, fidélisation et développement de la clientèle, valorisation du métier de cuisinier, création d’une dynamique avec ses équipes autour d’un projet fédérateur.

Enfin, cette démarche anticipe sur la future mise en application de la loi sur les gros producteurs de biodéchets élargie en 2024 à tous les restaurants (elle concerne actuellement les restaurants servant environ 180 repas par jour) qui seront tenus de trier et de valoriser leurs déchets alimentaires séparément des autres déchets.

Pour vous inscrire, remplissez le formulaire ci-dessous et adressez-le à epannetier@valtom63.fr avant le 31/12/19. Contact et renseignements : Emmanuelle PANNETIER Chargée de mission Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage 04 73 44 24 24 – epannetier@valtom63.fr

Fiche-inscription-LGA-Resto-Com_mod.pdf

LE SITE DU VALTOM63

San Francisco, la première ville zéro déchet

San Francisco et ses 860 000 habitants se sont lancé un défi de taille : ne plus produire de déchets à l'horizon 2020. Et pour y parvenir, la cité californienne mise sur une filière créatrice d’emplois, le recyclage, et non plus sur l’incinération. Recology, la coopérative qui récolte les déchets de la ville, s’est dotée du plus gros centre de tri de la planète : le Pier 96. Un immense hangar de 20 000 m2 où s'entassent des montagnes de détritus.

Les machines de Recology sont des bijoux de technologie. L’entreprise a notamment mis au point, selon le directeur de la communication de la coopérative, Robert Reed, « le plus grand tapis de tri d'Amérique du Nord ». Une sorte de langue de 25 m de long, ultrarapide.

Les tapis high-tech séparent le plastique clair du foncé par jets d'air. Vu d'en haut, ce sont des autoroutes de tapis qui s'entrecroisent et transportent des canettes multicolores transformées en confettis, avant de réapparaître dans les rayons des supermarchés, seulement deux mois plus tard.

San Francisco recycle aujourd’hui 80 % de ses déchets grâce à trois poubelles : la bleue pour le recyclable, la verte pour le compost et la noire pour l'intraitable. Mais la ville espère atteindre bientôt les 100 %. Comment ? Grâce à des mesures financières incitatives pour limiter l’utilisation des déchets non recyclables. Et gare à ceux qui se tromperont de poubelle : ils recevront une amende.

LA SUITE C'est ICI

SERD 2019

SERD_2019.jpg

Édition 2019 de la SERD : du 16 au 24 novembre

Organisée en France par l’ADEME, la SERD a pour finalité la prévention des déchets : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !
Durant cette semaine, tout le monde peut mener des actions de sensibilisation : les collectivités territoriales, les administrations, les associations, les entreprises, les établissements scolaires, les maisons de retraite, les hôpitaux… mais aussi les particuliers !
Ces animations peuvent s’adresser au grand public ou bien à un public ciblé, comme les élus, les professionnels, les étudiants et les scolaires…

Les 5 grands types d’actions de la réduction des déchets sont portés par la SERD :
Prévention du gaspillage alimentaire
Réemploi / réparation / réutilisation
Promotion du compostage
Prévention des déchets : éco-conception, lutte contre le suremballage et les produits jetables
Prévention des déchets dangereux.

Chaque année, plusieurs séminaires de préparation à la SERD sont organisés en France.
LE GUIDE , c'est ICI

A bientôt pour plus d'infos sur l'action de l'ASEB durant la SERD 2019.


Le site de stockage des déchets du Balançan

C'est ICI


2571476.jpg

QUATORZE MOIS APRÈS SA FERMETURE, ON VOUS DIT CE QU'IL SE PASSE SUR LE SITE DE STOCKAGE DES DÉCHETS DU BALANÇAN

L’installation de stockage de déchets poursuit la mise en sécurité des casiers, première étape d’une période de surveillance qui ne se terminera qu’en août 2048. Le mardi 7 août 2018, la dernière benne versait des déchets dans le casier n°4 de l’ISDND du Balançan, mettant un terme à 44 années d’activité, durant lesquelles le site, aujourd’hui au cœur de la réserve naturelle de la plaine des Maures, créée en 2009, a accueilli les déchets « ultimes » d’une centaine de communes varoises, rassemblant près d’un quart de la population du département.

Quatorze mois plus tard, il y a encore de l’activité au Balançan et des « bennes à ordures » continuent d’y effectuer des rotations. Alors? que se passe-t-il là-dedans?

C’EST QUOI, CES BENNES QUI ENTRENT ET SORTENT?

Dix camions bennes se rendent chaque jour sur le site. Les déchets qu’ils contiennent, 5 tonnes par camion au maximum, n’y sont pas enfouis. Ils sont transvasés, au moyen d’un « quai de transfert », dans cinq semi-remorques pouvant contenir 22 tonnes chacun (le site ne peut plus accueillir simultanément davantage que 100 tonnes de déchets, Ndlr).

L’objectif de cette opération est de limiter les rotations de camions et d’ainsi diminuer de moitié les kilomètres parcourus, les déchets devant être envoyés dans différents sites, notamment l’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Toulon et les ISDND de Pierrefeu et Valensole (04).

LES CASIERS DÉFINITIVEMENT FERMÉS

2574110.jpg

Jocelyn Joly présente les installations de traitement des effluents et des biogaz.

D’autres camions et engins s’affairent en divers lieux du site. Les « casiers » qui, au fil du temps, ont été constitués avec les apports de déchets, sont aujourd’hui recouverts de différents matériaux destinés à empêcher toute infiltration d’eau à l’intérieur ou rejet de gaz à l’extérieur. « Des toiles geotextiles permettent de drainer les liquides afin qu’ils soient collectés et traités. Au-dessus, près de 50 centimètres de terre, mélangée à du compost, sont ajoutés pour former un “couvercle”. Certaines zones sont équipées de toile proche de la surface, permettant d’éviter le ruissellement. L’idée est de permettre une végétalisation. Elle sera d’abord artificielle, afin que les racines fixent la terre. Viendront ensuite d’autres espèces qui, naturellement, s’installeront sur le site », explique Hervé Antonsanti, directeur du traitement et de la valorisation du groupe Pizzorno. « Pour le moment, en fin de période estivale, les herbes sont sèches et jaunies, alors on ne voit pas encore de différence au niveau du paysage », détaille Hervé Antonsanti. Les prochaines pluies devraient aider au verdissement.

UN SUIVI PENDANT 30 ANS

2574106.jpg

Les gaz emprisonnés sous les “couvercles” sont collectés au moyen de multiples forages.

Sur le site, c’est Jocelyn Joly qui est responsable des opérations de suivi, qui se poursuivront jusqu’en 2048, soit trente années après la fin de la période d’exploitation. « On dispose de l’expérience acquise sur d’autres sites du même type. Elle montre que les biogaz, issus de la décomposition des déchets, et les eaux souillées, les “lixiviats”, devront être extraits et traités durant une quinzaine d’années. »

Le dispositif en place durant les phases d’exploitation est encore utilisé.

« Les gaz sont collectés par un réseau de forages, dont les plus profonds s’enfoncent jusqu’à 30 mètres de la surface. Chaque “sortie” est reliée à un tuyau collecteur, qui emmène les gaz vers une unité de traitement. Là, ils sont brûlés à plus de 950°C, ce qui permet de “casser” les molécules responsables de l’odeur nauséabonde », explique Jocelyn Joly.

Pour les lixiviats, c’est un processus plus compliqué qui permet de séparer les molécules d’eau “pure” des résidus solides. « Ils sont d’abord filtrés sous pression, par “osmose inverse”, puis séparés au moyen d’un “évapoconcentrateur”, l’équivalent d’une colonne de distillation. Enfin, les boues finales sont asséchées, avant d’être conditionnées pour être enfouies dans un site extérieur. »

QUATRE EMPLOYÉS RESTERONT EN POSTE

2574104.jpg

Hervé Antonsanti, directeur du traitement et de la valorisation du groupe Pizzorno.

À terme, lorsque les entreprises prestataires qui sont en train de “sceller” les casiers auront terminé leur travail de terrassement, dans un an environ, il ne restera que quatre employés de Pizzorno sur le site, notamment chargés de veiller à la bonne marche des unités de traitement. « Ce sont des technologies éprouvées, que nous avons adaptées aux besoins du site, notamment après les pluies diluviennes de 2014 et 2018. Je peux consulter l’état de fonctionnement des machines depuis mon téléphone portable et être averti immédiatement en cas de dysfonctionnement », assure Jocelyn Joly.

Au total, l’entreprise Pizzorno investira près de 10 millions d’euros sur trente ans pour finaliser l’exploitation et le suivi du site du Balançan.

UNE COMMISSION DE SUIVI ATTENTIVE

2571468.jpg

La Commission de suivi du site (CSS), mise en place par obligation légale durant la période d’activité, est aujourd’hui chargée du suivi environnemental des eaux de surface, souterraines et de la qualité atmosphérique liée aux rejets de gaz.

Elle est présidée par les autorités préfectorales et composée de : - représentants de l’État ; - de représentants de l’Agence régionale de santé (ARS) ; - de représentants de la Direction régionale de l’environnement et aménagement du territoire (Dreal) ;

- de représentants de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) ; - d’un représentant du conseil départemental ; - des maires des communes du Luc, des Mayons, de Gonfaron et du Cannet ; - des associations de défense de l’environnement, notamment Ethique Environnement (Gonfaron), l’UDVN-FNE 83, Riverain, Comité de défense du cadre de vie du territoire des Maures ; - des gestionnaires du site.

La commission de suivi est pilotée par le Centre d’information pour la prévention des risques majeurs (« Cyprès »). On trouve les compte-rendus des réunions ICI

Le site et ses installations sont soumis à des obligations légales incluant des opérations de contrôle pouvant être organisées de manière inopinée.


LE VALTOM S'INQUIETE SUR LA POSSIBLE CONSIGNE DES BOUTEILLES EN PLASTIQUE

Article Journal LA RUCHE.














LA_RUCHE-12-09-2019--.jpg

- page 2 de 169 -