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ALTRIOM VA GAGNER EN PRODUCTIVITE ET EN SECURITE

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Après l'incendie de décembre, les travaux, d'une dizaine de millions d'euros vont bon train avec une réouverture fin 2018 en perspective et des améliorations de productivité et de sécurité.

On avait quitté les frères Charreyre en plein désarroi en décembre dernier, avec presque l'intégralité du bâtiment détruit et un chômage technique de plusieurs mois pour une dizaine d'employés (voir notre reportage vidéo lors de l'intervention des secours et de la venue des élus). Aujourd'hui, les travaux de déconstruction se poursuivent sur le site vellave et l'obtention d'un important marché en Inde, avec un contrat de 25 millions d'euros pour l'entreprise de Haute-Loire, cristallise l'ambition d'exporter à travers le monde une technologie brevetée et désormais éprouvée.

Impossible ni de confirmer, ni d'infirmer la piste criminelle

Les conclusions de l'enquête étaient formelles : il n'y a pas de cause accidentelle au départ du feu. L'absence d'explication technique laisse présager d'une action malveillante mais comme pour l'incendie de mai 2011 (voir notre vidéo au coeur de la nuit, entre les flammes avec les pompiers), les enquêteurs ne sont en mesure ni de confirmer, ni d'infirmer la piste criminelle. "Le problème sur une exploitation comme celle-ci", nous détaille Fabien Charreyre, co-dirigeant du groupe Vacher, "c'est que les plastiques rendent les mêmes analyses de molécule qu'un hydrocarbure, ce qui sature tous les marqueurs et ne rend pas de conclusion pertinente". L'enquête de gendarmerie se poursuit cependant.

Une dizaine de millions d'euros de travaux, dont une grande partie à la charge des assurances

La reconstruction des bâtiments est estimée à environ 2,5 millions d'euros (le contenant) et le matériel est évalué à environ 7 millions d'euros (le contenu). C'est bien cette deuxième partie qui fait la valeur de l'entreprise vellave car c'est là que reposent la technologie brevetée et il s'agit de matériel fait sur mesure, à l'instar d'une cuisine intégrée dans un foyer. Si les sommes semblent astronomiques, elles sont à relativiser car les assurances devraient prendre en charge plus des trois quarts du total, à la louche, car des négociations sont en cours.

Le calendrier des travaux et les améliorations apportées au futur Altriom

Où en sont les travaux : le calendrier sera-t-il respecté ? On profite également de ces travaux pour apporter quelques perfectionnements sur le dispositif existant ? Et aussi mieux se prémunir d'un éventuel autre incendie ?

Aller au-delà de la réglementation pour se protéger au maximum

La déconstruction du bâtiment sinistré devrait être terminée vers la fin du mois de mars et les travaux de reconstruction pourront débuter en avril. Il y a beaucoup de normes de sécurité à respecter pour ce type d'intervention, très technique, avec notamment des hommes oeuvrant à une quinzaine de mètres de haut. "On espère avoir bien avancé d'ici début juillet", explique Fabien Charreyre, "et l'objectif d'une réouverture avant la fin de l'année me paraît toujours tenable". S'il avait d'abord été question d'une période de 18 mois, il s'agit en fait de la période où l'assurance couvre la perte d'exploitation mais l'entreprise polignacoise a bon espoir de reprendre son activité plus tôt.

Une reconstruction teintée d'améliorations

L'entreprise du bassin du Puy va également profiter de ces travaux pour gommer quelques imperfections et permettre à l'équipement de gagner en productivité puisque l'outil, recalibré, va permettre de traiter 25 tonnes par heure au lieu de 20 tonnes par heure dans l'ancien dispositif, soit un gain de rentabilité loin d'être négligeable. autre nouveauté qui devrait être apportée par rapport à l'ancien modèle : un système de pesée continue, avec une pesée en tête puis des pesées à deux ou trois endroits de la chaîne : "on a de la donnée acquise en permanence, ce qui permet d'avoir des jugements sur les performances et optimiser certains procédés", analyse l'entrepreneur.

L'objectif d'une réouverture avant la fin de l'année me paraît toujours tenable"

La déconstruction du bâtiment sinistré devrait être terminée vers la fin du mois de mars et les travaux de reconstruction pourront débuter en avril. Il y a beaucoup de normes de sécurité à respecter pour ce type d'intervention, très technique, avec notamment des hommes oeuvrant à une quinzaine de mètres de haut. "On espère avoir bien avancé d'ici début juillet", explique Fabien Charreyre, "et l'objectif d'une réouverture avant la fin de l'année me paraît toujours tenable". S'il avait d'abord été question d'une période de 18 mois, il s'agit en fait de la période où l'assurance couvre la perte d'exploitation mais l'entreprise polignacoise a bon espoir de reprendre son activité plus tôt.

Maxime Pitavy


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Altriom, un TMB survendu aux performances qui interrogent

Un article intéressant de Olivier GUICHARDAZ dans Déchets Infos, concernant Altriom.

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"La société Altriom propose un procédé de TMB avec production de compost et de CSR, dont elle dit le plus grand bien, jusqu’à l’excès. Si l’usine a l’air de fonctionner grosso modo, ses performances affichées posent question, tant en termes de valorisation que de prix. Enquête.

Une PME de Haute-Loire a-t-elle inventé un procédé « révolutionnaire » de traitement des OMR aux performances de recyclage exceptionnelles, à un coût intéressant ? Ou s’agit-il d’une baudruche qui ne tardera pas à se dégonfler, voire à éclater ?

Depuis quelques mois, la société Altriom, basée à Polignac, près du Puy-en-Velay, abreuve les médias et les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) de communiqués, d’interviews et de posts plus triomphants les uns que les autres. Son procédé 3Wayste consisterait en « une rupture technologique ». Le procédé « intéresse l’ONU », voire serait « reconnu par l’ONU » (sic). Il permettrait de « recycler 90 % des déchets » ménagers. Grâce à sa « technologie brevetée et éprouvée », « le volume des déchets enfouis ou incinérés peut être divisé par 10 ».

Toute la communication d’Altriom est ainsi faite sur ce thème : le procédé permettrait d’éviter l’incinération et la décharge, grâce à un taux très élevé de « recyclage ».

Le patron d’Altriom, Fabien Charreyre, se produit abondamment dans les médias locaux. Laurent Wauquiez, le président (Les Républicains) du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, maire du Puy-en-Velay jusqu’en 2012, le soutient et ne manque pas une occasion de dire tout le bien qu’il pense d’Altriom, jusque dans les médias nationaux tels que BFM-TV, chez Jean-Jacques Bourdin (voir la vidéo ; Altriom est évoqué à 16’15”). Il a aussi assuré la promotion du procédé lors du dernier salon Pollutec à Lyon en décembre dernier.

France 2 a consacré à Altriom un sujet de plus de 6 minutes dans Télématin, sur un ton dithyrambique et avec bon nombre d’assertions farfelues (voir l’émission), et un autre sujet lui aussi très élogieux dans son journal de la journée (voir l’extrait sur la page Facebook de 3Wayste). L’acteur Christophe Lambert, actionnaire (minoritaire) d’Altriom, en a parlé dans Paris Match. La participation du comédien au capital d’Altriom et son enthousiasme pour le procédé expliquent probablement en partie la couverture médiatique dont Altriom bénéficie.

Alain Juppé, député-maire de Bordeaux, et Gérard Larcher, président du Sénat, accompagné de la commission environnement du Sénat, ont visité l’usine. C’est dire si la chose est d’importance.

Parallèlement, plusieurs collectivités sont démarchées pour adopter le procédé Altriom, en France, au Canada, au Maroc, à l’île Maurice… Et certaines semblent assez tentées.

Nous avons tenté d’y voir plus clair. Ce ne fut pas facile. "

L’enquête complète dans Déchets Infos n° 107.

Altriom, un TMB survendu aux performances qui interrogent

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Huit ans après sa création, l'ASEB tient à rester vigilante

Journal LA RUCHE du 17 Février 2017

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L’association de sauvegarde de l’environnement en Brivadois poursuit son combat

Journal LA MONTAGNE - 17 février 2017 ICI

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Sensibiliser à la réduction des déchets et au développement durable, deux missions que se donne l’Association de sauvegarde de l’environnement en Brivadois.
«Si on n'avait pas bougé, le centre d'enfouissement des déchets aurait été implanté à Saint-Beauzire. »

Pour Jérôme Sené, le président de l'Association de sauvegarde de l'environnement en Brivadois, créée en 2008 pour s'opposer au projet de l'industriel Pizzorno, la mobilisation des membres et des élus a payé. Le permis de construire a été refusé en 2013, la menace est écartée. Mais les membres restent aux aguets. Hier, 500 adhérents, aujourd'hui une centaine et toujours investis.

Une veille permanente

« On n'a pas de nouvelles de Pizzorno mais nous restons extrêmement vigilants et nous ne baissons pas la garde. Toute la population s'est mobilisée lors de l'enquête publique, le projet est resté endormi mais on n'a pas d'assurance qu'il soit complètement éteint, il pourrait être repris par d'autres alors on reste vigilants. Cette année, on a fait une sensibilisation des élus de la commune pour rendre impossible une construction industrielle sur ce terrain et une action sur le Plan local d'urbanisme qui est à l'étude. Ce dernier va permettre d'interdire un tel projet et on ne peut pas non plus déposer de permis de construire sur des zones en études de PLU. »

L'Aseb a ainsi entrepris trois démarches en 2016 : pour obtenir l'agrément préfectoral pour l'environnement, sur l'élaboration du PLU de Saint-Beauzire et une demande de participer à la commission sur Puy-Long. Un centre de stockage des déchets agréé jusqu'en 2025 mais qui sera bientôt saturé.

« Nous voudrions participer à la commission pour donner notre avis sur un éventuel nouveau site d'implantation et cette année, nous continuerons notre travail de veille en participant aux enquêtes publiques sur l'environnement et aux commissions d'études. »

"On voit mal comment on pourrait accorder un permis de construire pour un centre d'enfouissement !"

Lors de l'assemblée générale de l'association, vendredi soir, à Saint-Beauzire, le directeur du Valtom, Olivier Mezzalira, venu expliquer le fonctionnement de l'incinérateur clermontois (voir ci-dessous), a apporté un peu d'espoir. « Le Plan national déchets prévoit de réduire de 50 % le stockage de déchets d'ici 2025 alors on voit mal comment on pourrait accorder un permis de construire pour un centre d'enfouissement. C'est rassurant pour vous. Nous, nous avions cinq installations de stockage et nous allons passer à trois. Car il y a encore besoin d'unités de stockage pour les gravats, les encombrants. »

L'effort doit donc se porter sur la réduction des déchets, l'une des ambitions de l'association. Elle s'est ainsi lancée dans des actions de communication et de sensibilisation, auprès des collégiens et des habitants. « On a fait beaucoup d'études sur la réduction des déchets pour permettre de diminuer les problèmes de stockage. »

Nouvelle action que les membres vont mettre en place cette année, pour la semaine européenne de réduction des déchets : un travail avec un sculpteur brivadois qui recycle de la ferraille pour en tirer des objets d'art. Et qu'ils aimeraient mettre en place dans des ateliers sur le temps périscolaire des enfants.

La valorisation des déchets, comment ça marche à Valtom ?

Lors de l'assemblée générale de l'Aseb, Olivier Mezzalira, directeur du Valtom (syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire) était venu expliquer le circuit de valorisation des déchets.

Le directeur du Valtom était accompagné de celui du Sictom Issorie-Brioude, Serge Batisse, pour démontrer l'impact de l'économie circulaire.

Outil principal du Valtom pour valoriser les déchets ménagers : le pôle Vernéa, mis en service en 2013, qui gère les déchets du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire et produit du compost et de l'énergie.

1. Compostage de déchets verts. Après affination et maturation des déchets stockés, ils sont réutilisés pour les espaces verts publiques et les terres agricoles. Vernéa a fait une démarche de labellisation pour que leur compost soit utilisé en agriculture bio.

2. Méthanisation des biodéchets. Déposés dans un digesteur, ils s'y dégradent sans oxygène. Après maturation, ces digestats peuvent être réutilisés. Valtom est en cours de négociation avec GDF pour que sa production soit réinjectée dans le réseau de gaz.

3. Déchets ménagers résiduels. Ils passent dans des cribles rotatifs pour en trier les déchets secs (qui produirent de l'énergie) et les déchets humides (conduits ensuite vers une unité de valorisation pour produire de l'énergie électrique. Par ce biais, Vernéa répond aux besoins en électricité de quelque 70.000 habitants.

4. Mâchefers. les résidus de l'incinération sont eux aussi valorisés. Déferraillés, ils sont réutilisés dans le bâtiment et les travaux publics, notamment comme sous-couche routière. Près de 28.000 tonnes de mâchefers sont ainsi valorisées par Vernéa.

5. Bilan. Selon le directeur, Vernéa valorise aujourd'hui près de 83 % des déchets ménagers qu'il reçoit contre 40 % auparavant. Du côté du Sictom Issoire-Brioude, « en cinq ans, nous avons réduit de 7 % le nombre de déchets collectés sur notre territoire qui s'étend sur 144 communes, précisait Serge Batisse, directeur du Sictom Issoire-Brioude. Et 25 % de notre territoire collecté est équipé de compost. Nous avons également mis en place des composts collectifs dans des quartiers. »




Magali Roche

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